Des avocats et des ONG dénoncent le recours massif à des assignations à résidence par les pouvoirs publics pour empêcher des personnes de manifester. Ces dernières sont contraintes de rester chez elles et d’aller pointer au commissariat de police et à la gendarmerie les jours des manifestations. Ces injonctions sont justifiées officiellement dans « le but de prévenir la commission d’actes de terrorisme ». Certaines mêmes mentionnent l’attentat raciste de Trappes (Yvelines), commis par un individu proche de l’extrême droite, comme prétexte pour priver des militants politiques ou syndicaux, des lycéens ou des étudiants de leur droit de descendre dans la rue pour exprimer leurs opinions. En fait, le gouvernement détourne le dispositif de « mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (Micas) » pour museler des militantes et des militants alors que ce dispositif n’est applicable que dans la lutte contre le terrorisme. Sollicité par l’Agence France-Presse pour connaître le nombre de telles assignations, le ministère de l’Intérieur n’a pas donné suite. Quant à l’ONG Les Soulèvements de la Terre, elle évoque un décompte « ahurissant ». Macron, Lecornu, Nuñez et autres Darmanin s’en prennent donc sans scrupule aux libertés publiques.