Pendant que de nombreuses organisations d’extrême gauche ont milité pour le succès de Die Linke, en s’y affiliant depuis son renouveau des dernières années, nos camarades du RSO (Organisation socialiste révolutionnaire) ont mené une campagne indépendante, de révolutionnaires, dans la circonscription de Tempelhof-Schöneberg à Berlin. Par leurs collages d’affiches, leurs porte-à-porte, leurs diffusions de tracts à la sortie des métros, des usines et dans les cités populaires, ils se sont adressés directement aux travailleurs et travailleuses de la circonscription, se sont fait le relais de leurs luttes. Constat : les révolutionnaires ne sont pas considérés comme des ovnis dans un milieu populaire frappé de plein fouet par les programmes d’austérité et la rapacité patronale. Ce qui a été visible lors du rassemblement de fin de campagne.

C’était en plein air, dans un parc, de 16 à 19 heures, prises de parole et temps convivial avec boissons, où de nombreuses présentes et présents ont pris la parole. Outre les candidats, plus d’une douzaine d’interventions : une gréviste de l’hôpital de la Charité, une lycéenne du mouvement contre la militarisation, une mère de famille de l’initiative « parents contre la guerre », « Schulstreik gegen Wehrpflicht » (aussi militante du RSO), un étudiant en physique dénonçant la situation en Palestine. Des camarades trotskistes d’autres courants étaient présents et sont intervenus : de RIO (groupe lié à Révolution permanente en France) ; de la Ligue trotskyste qui a donné un coup de main à notre campagne. Et quelques sympathisants de Die Linke qui ont dit avoir particulièrement apprécié notre campagne. À part ceux-là, quelques dizaines d’autres, dont des jeunes. Ce meeting a été vu comme un point d’appui pour construire un pôle des révolutionnaires.

Une campagne réussie, « Pour un monde sans guerre, ni crises, ni exploitation », à l’issue de laquelle 323 électeurs ont donné leur voix. C’était modeste de ne se présenter que dans une seule circonscription, mais bien engageant pour l’avenir.

Dima Rüger